" Cher journal, il y aurait dû avoir quelque chose. Un souffle funeste dans l'air, une mélodie que seul moi et Dieu aurions pû entendre, un vent à vous glacer le coeur, quelque chose. Il y a des malheurs quasi-prévisibles, et des moments plus sombres qui vous brise à jamais. Ca fera 6 ans après demain. On m'avait dit que tout irait maintenant beaucoup mieux, mais regarde-moi, anorexique et suicidaire. Je ne contrôle plus rien, je crois même que je n'ai jamais rien contrôlé dans ma vie. Mon histoire est vide et pourtant j'ai encore la force d'y croire. Pourquoi ? Ne serais-ce pas le moment de me détacher de tout ? J'en attends peut-être trop de la vie qui sait. Mais j'ai comme l'espoir, qu'un jour, quelqu'un viendra et me fera connaître ce frisson qui vous transperce le coeur, vous ouvre l'âme et vient se réfugier en vous jusqu'à la fin, ce sentiment que personne n'arrive à décrire, cette angoisse, cette réjouissance, cette sensation qui vous tient. En attendant je sers les doigts.."
POV Katy :
Katy : Bill ? Bill ?
Bill : Il pleut. Encore. Crois-tu que le temps reflète les émotions ?
Katy : Je ne sais pas Bill, je ne sais pas. Un jour tout s'arrangera Bill, je te le promets.
Bill : N-ne promet j..amais ce que tu n..ne pourras pas tenir... C'est L..lui qui me l'avais dit.
Une larme coule doucement contre sa joue, la joue d'un ange déchu. Un ange à qui on aurait coupé les ailes. Il parait qu'avec le temps tout s'arrange... Mais pourquoi ce sont toujours les anges qui sont les premier damné ?
Bill : Que fais tu là, Katy ?
Katy : Ecoute-moi Bill, nous avons de gros problèmes d'effectif, le nombre de jeunes inscrits ici est plus élevé que le nombre de chambre dont nous disposons. On a mis dans toutes les chambres deux personnes, jusque là, j'avais réussi à épargner la tienne de chambre. Mais aujourd'hui, nous n'avons plus le choix. Je suis désolé Bill, mais tu vas devoir partager ta chambre avec quelqu'un... Tu verras, il est très gentil... Je suis vraiment désolé, j'ai fais tout ce que je pouvais pour t'épargner cela...
POV Bill :
Bill : P-pourquoi tu me fais ca, K-katy ?
Je ne lui laisse même pas le temps de répondre que je m'enferme dans la salle de bain. S'en ai bien trop pour moi, plus que je ne peux en supporter. Katy ne me retient pas, elle sait déjà ce que je m'apprête à faire et elle sait aussi qu'elle ne peut m'en empêcher
Katy : Bill ! Bill s'il te plait ouvre-moi !
Après quelques instants, elle finit par sortir en me lâchant un triste " désolé. " Je sais pertinemment que ce n'est pas de sa faute, Katy a été la première a m'accueillir, la première qui a essayé de me connaître. Je lui dois tellement... Mais mon instinct me pousse à fuir. J'ai besoin de ressentir le bonheur m'attraper quelques secondes, le soulagement m'envahir.
Adossé contre le lavabo, elle me faisait de l'oeil, bien rangé dans sa boite Naf-Naf. Boite Noir métallisé, le genre de boite où l'on range ses stylos plumes. Le genre de boite qui relète toute la pureté d'un enfant. Mais ce n'est qu'une illusion, tout le monde n'est qu'une illusion. Cette boite renferme bien plus de honte, d'ombre, de noir que tout le monde entier. Elle renferme mes peurs, mes larmes, mon sang. Je l'empoigna et d'un pas précipité, tel un enfant qui vient de voler une sucette dans la boite à bonbon du salon, je me dirigea dans un coin de la salle de bain, à proximité de la trousse à pharmacie. Je l'ouvris et elle était toujours posée là. Une lame brillante, insolente, arrogante, qui me soufflait de me laisser aller, qu'elle savait ce qu'elle devait faire. Comme un geste moteur, la lame se dirigea contre mon poignet déjà meurtri auparavant. D'abord avec une extrême douceur, elle glissa contre ma peau qui se déchira très superficiellement. Et puis, dans un geste incontrôlable et violent, elle s'enfonça plus franchement dans ma peau, laissant apparaître une plaie profonde et ensanglantée. Je frémissais au contact de cette lame sur mon triste poignet couvert de cicatrice. Chaque jours, j'enfonçais un peu plus la lame, j'étais trop faible pour me tuer d'un coup d'un seul. Je me laisse mourir à petit feu. Dans mon esprit j'entends les sirènes qui hurlent, le sentiment d'effroi s'accumule. Mon paradis brûlent, mes dieux capitulent. Enfin, ma délivrance a sonné, enfin je peux fermer les yeux. Un sourire pris place sur mon visage, un sourire presque serein.
J'ai perdu toute notion du temps, je ne sais pas s'il est neuf heures du matin ou une heure de l'après midi. Mais la sonnerie annonçant le repas de midi me tire bien vite de mes pensées et me jette dans la réalité. Je désinfecte les dernières traces de mon acte et désinfecte avec de l'alcool à 90°, ça me permet de me faire toucher les étoiles une dernière fois, de laisser le temps s'effacer une dernière fois. Je repose cette lame que je déteste tant, mais dont j'ai besoin dans sa jolie boite à stylos plume et me dirige d'un pas indesci vers le couloir menant au réfectoire. J'accélère le pas en passant devant la chambre 1203 et mon rythme cardiaque loupe un battement a la vue des images souvenirs qui se déroulent dans mon esprit. Je prie intérieurement avec toutes les forces qu'il me reste pour que je ne croise pas...
Max : Hey ! Mon Billou ! Attend moi voyons !
...Max et sa bande. J'essaye de courir mais il me bloque bien vite contre un mur et me donne un coup de poing dans le ventre, je me tordit de douleur et gémi comme par réflexe...
Max : Ben Billou ! Tu gémis ! Je vais te donner une raison de gémir moi ! Viens là !.
Il m'attrapa par le col et m'emmena devant la porte de sa chambre.
Bill : Je t-t-en su...supplie Max .. S'il te ..Plait. Arrivais je à articuler entre deux sanglots.
Max : Tu verras Billou, ça te fera du bien...
Mais des bruits de pas se firent entendre et un jeune homme avec des dreadlocks fit son apparition.
POV Tom :
- Flash Back -
Anna, mère de Tom : Ecoute Tom, on a des soucis d'argent, tu ne fais que des conneries, je n'arrive plus à géré tes bêtises et tes sauts d'humeur. J'ai donc décidé de t'envoyer dans une maison de repos pour adolescent. Tu verras tu vas t'y plaire. Il y a pleins de gens de ton âge et puis..
Je ne lui laisse même pas le temps de finir que je hurle :
Tom : Quoi ? ! Tu m'envoies ou ? ! Putain mais va te faire foutre Maman ! Je te deteste! Tu m'entends ? Je te déteste !
Je grimpe les marches de l'escalier menant à ma chambre quatre à quatre et claque la porte sourdement. D'en bas, j'entends ma mère hurler à son tour :
Anna : C'est comme ça et pas autrement Tom Ok ? ! Si t'es pas content c'est pareil !! Tu pars demain, un point c'est tout !!
Tom : Du moment que je ne vois plus ta vieille gueule !!
Ca fais maintenant 3 ans que ça se passe comme ça avec ma mère. Une maison de repos pour adolescent, nan mais c'est quoi encore cette connerie ? ! Je décida d'appeler Georg, mon meilleur ami depuis maintenant 14 ans. Je le connais depuis mes 2 ans, donc si vous savez compter, j'ai 16 ans à l'heure d'aujourd'hui.
- Tiiiiiiit Tiiiiiit Tiiiiiit -
Georg : Allôôôôôôôô ?
Tom : Hey Georg ! Comment tu vas ?
Georg : Hoooo Tomichounounet ! Ben ça va ça va et toi ?
Tom : Ça va pas, mais alors pas du tout. Ma conne de mère a décidé, et j'hurla la phrase suivante pour que ma mère entende, de m'envoyer dans une maison de repos sans même m'en parler !! Je pars demain mon frère. ..
Georg : Hein ?! Mais et nous ? Tu viens plus au Bahut ? Je vais faire comme pour te voir ?!
Tom : Je ne sais pas. .. On verra... Je voulais te dire au revoir, ya moyen qu'on se voit aujourd'hui ?
Georg : Ouais. Rendez-vous dans 10 minutes au square.
Tom : Ok. A tout de suite.
Je raccrocha, enfila un manteau, mis ma casquette et descendit les escaliers par la rampe. Avant de quitter la maison, je jeta un rapide coup d'oeil à ma mère et souffla un " Tu parles d'une mère ". Je claqua la porte et rejoignit Georg. On resta ensemble une bonne partie de la nuit a discuter de tout et de rien essayant tant bien que mal de ne pas penser au lendemain. Georg m'énumérait tous les points positifs de ce virage-de-chez-moi. Aux alentours des 3h du matin, je me décida, à contre coeur, de rentrer chez moi.
- Aujourd'hui -
A sept heures, ma mère entra dans ma chambre et me cria de me lever.
Anna : Tom ! On part dans trente minutes ! J'ai fais tes valises. Prépare-toi.
Je me leva à toute vitesse et repensa aux points que Georg m'avait énuméré la nuit dernière.
A sept heures trente, la voiture quitta l'allée et je regarda ma maison, une partie de ma vie me quitter.
Après quelques instants de route, nous nous arrêtons devant une grande bâtisse de couleur saumon qui trônait dans la rue. En grosse lettre était écrit sur la façade : Maison de repos pour adolescent en difficulté Saint Jacques.
J'ouvris le coffre, pris mes valises, et sans un " au revoir " je quitta ma mère. Une nouvelle vie commençait, alors ?
Une fois rentrée, une jeune personne vint m'accueillir le sourire au lèvre et m'expliqua les règlements ainsi que toutes les formalités à remplir. On m'indiqua aussi le numéro de ma chambre, et le chemin qui me conduirait au réfectoire.
Je me conduisais au réfectoire quand sur mon chemin je rencontra un mec et sa bande qui tenait un jeune homme Androgyne qui pleurait doucement de désespoir et de peur.
Quand les yeux du meneur de la bande rencontra les miens, il lacha à toute vitesse l'androgyne qui couru dans sa chambre...
Ich bin da, wenn Du willst.
Schua Dich um, dann siehst du Mich.
Ganz egal, wo Du bist.
Wenn Du nach mir greifst, dann halt ich Dich.
SUITE ::
POV Tom :
Ouais heu... J'ai pas tout compris. Vous n'avez jamais ressentis le sentiment que la chose que vous venez de voir a le pouvoir de tout changer dans votre vie en une fraction de seconde ? Le coeur balance, la tête tourne, un voile se dépose furtivement devant vos yeux. Moi, c'est ça que je viens de ressentir. Je ne suis pas tellement le genre de garçon qui se pose des tas de questions, je vais au plus simple. Comme on dit, un con qui marche ira toujours plus loin qu'un intellectuel assis.
Je me retourne doucement de manière à me faire oublier de ce groupe de garçon qui ne m'inspire pas vraiment confiance. Ce geste m'étonne moi-même, je suis le genre de garçon ultra sociable, qui ose aller vers les autres et qui ne recule devant personne qui à se prendre un coup de marteau dans la tête.
Avant même que je n'ai eu le temps de faire quelconques autres gestes, je sens une main forte se poser sur mon épaule. Je tourne la tête et remarque à son air fière que la personne qui se trouve derrière moi est le meneur de la bande. Il m'adresse un franc sourire que je lui rends faussement.
Max : Hey ! Mec ! J'me présente, Max, meneur de la bande de crétins finis derrière moi là.
Tom : Ok. Bon allez A + , moi je dois aller ranger mes affaires dans ma chambre !
Max : Attaaaaa ! C'est quoi ton nom ?
Tom : Tom. Tom Kaulitz.
Max : Ok Tom, on te fait confiance pour ne rien dire à propos de la scène que tu as vue.
Tom : J'y penserais. Tschüs.
J'avance d'un pas ferme dans la direction inverse de Max et cherche dans la poche de mon baguy le papier jaune que la jeune femme m'a donné à l'accueil. Une fois trouvées, je cherche le numéro de ma chambre. Chambre 2204. Je jette un rapide coup d'oeil autour de moi et m'avance dans le couloir des chambres 2200 à 2290.
Aussi étrange que cela puisse paraître, je m'arrête sans aucunes raisons apparente d'un coup sec à la vue de ma chambre. Comme si quelqu'un ou quelque chose me disait de patienter et qu'elle me prévenait malicieusement que passer cette clef dans la serrure allait mettre un terme à l'existence que j'ai connue jusqu'à lors. Au moment où je reprends mes esprits j'aperçois devant moi une jeune infirmière me faisant des signes de mains me demandant d'attendre qu'elle soit à ma hauteur. Chose faite, elle me regarda droit dans les yeux et me dit d'un ton qui se voulait ferme mais sans reproches :
Katy : Tu es Tom, c'est ça ?
Tom : Oui, c'est moi. En quoi puis-je vous aider ?
Katy : C'est plutôt moi qui vais t'aider. Je m'appelle Katy, comme tu peux le constater je suis infirmière ici. Je tenais à t'expliquer certaines choses.
Tom : Je vous écoute.
Katy : Le garçon avec qui tu as été placé s'appelle Bill. Je te préviens, il a subi de nombreux chocs, plus traumatisants les uns que les autres. Il est extrêmement sensible, parle peu et ne te regardera probablement pas dans les yeux. Sois patient, il risque d'être effrayé et très troublé par ton arrivé. Il est interné ici depuis maintenant 6 ans. 6 ans qu'il a ses habitudes. Je te demande de respecter cela. Certes, je ne te demande pas d'être soumis à ses envies, mais juste de le laisser s'habituer à la présence de quelqu'un avec lui. Bill est comme mon protégé, si tu le touches ou quoi que ce soit d'autre, on ne va pas s'entendre. Sur ce, bon séjour parmis nous !
Elle avait prononcé cette dernière phrase tout sourire, comme si l'air grave et dur qu'elle affichait quelques temps auparavant n'avais jamais existé.
Un vent de doute m'envahit soudain. Rentrer ? Pas rentrer ? Décidé, je me lance.
Je place la clef dans la serrure et la tourne de façon à entendre le " criikcraaa " m'indiquant que la porte est déverrouillée.
Je passe le pas de porte, tend l'oreille, ouvre grand les yeux comme si le fait de ne pas être attentif allait me jeter dans les bras de la mort. J'explore du regard ma nouvelle chambre et pose mon sac sur le lit.
POV Bill :
Ca y est, c'est lui. Il est entré. Il est dans la chambre. Probablement sur le lit d'après le grincement qui m'est parvenu aux oreilles. J'ai peur, peur de le voir, peur de devoir tout recommencer encore une fois, peur de me faire juger, taper et pire. Je ne sais comment je dois réagir, si je dois rester enfermer dans la salle de bain éternellement, si je dois sortir et lui faire un grand sourire comme s'il était un vieil ami ou bien si je dois tout bonnement l'ignorer et continuer ma vie. J'en ai marre de me poser des questions... Si vous saviez le mal que ça fait de toujours réfléchir. Dans un élan de courage et de confiance, je décide de sortir de cette foutue salle de bain pour me lancer à corps perdu dans ce vide pleins d'aventures. Je déverrouille le verrou, tourne à une vitesse infiniment lente la poignée ronde et entre ouvre la porte pour qu'un filet de soleil vienne se réfugier contre moi. Mon oeil vagabond dans la chambre à travers cette petite ouverture. Je le vois, lui ne m'a pas vu. Heureusement. J'entre ouvre plus franchement la porte et quand un pied est mis en dehors de la salle de bain, toute la confiance que j'avais réussie à accumuler s'en vas rapidement. C'est trop tard. Je sors.. ..
POV Tom :
Un bruit m'annonçant l'ouverture d'un verrou ce fait entendre. Je détourne automatiquement la tête me rappelant chaques paroles prononcées par l'infirmière. " Il est extrêmement sensible, parle peu et ne te regardera probablement pas dans les yeux. Sois patient, il risque d'être effrayé et très troublé par ton arrivé "
D'accord, alors laissons le s'habituer à ma présence.
Il est sortit... Je le regarde droit dans les yeux. Lui a le regard fuyant, incapable de fixer son regard dans quelques chose, je vois ses pupilles s'agités. Sans que je m'attende à ce geste, il se précipite en courant dans un coin de la chambre. Tremblant. Une étrange sensation m'envahis. Mon coeur s'accélère, une envie d'aller le prendre dans mes bras, de le réconforter, de lui dire que tout va bien remplace une partie de la raison. Mais non, je ne fais rien. Je me contente de lui dire très doucement
Tom : Bonjour... Comment tu t'appelles ?
Bill : B..B..B-ill.
Tom : D'accord Bill, moi c'est Tom. Je ne suis pas la pour te faire du mal tu sais.
Bill : Ne m'en faite pas s'il vous plait..
Sa voix se casse dans un murmure qui me glace le coeur. Comment peut-on avoir aussi peur des gens ?
Je suis bien décidé à apprendre à connaître cette personne qui me fais frissonner.
POV Bill :
Je cours me recroqueviller dans un coin de la chambre, tremblant. Je suis lâche, je ne suis qu'un sale lâche. Il me prend pour un fou, un bébé. J'ai encore une fois perdue toute chance de me faire un ami. Une voix douce me parvient
Tom : Bonjour... Comment tu t'appelles ?
Bill : B..B..B-ill.
Tom : D'accord Bill, moi c'est Tom. Je ne suis pas la pour te faire du mal tu sais.
Bill : M'en faite pas s'il vous plait..
Ma voix se casse dans un murmure. Je pensais que mon cauchemar s'arrêterait là. Mais non, il m'a l'air bien décidé à faire ma connaissance. Un... ami ? J'ai perdu toute la confiance en moi que j'avais pu accumuler tout au long de ma vie. Je sais qu'il n'y a plus aucun espoir pour moi et pourtant, je décide d'encore y croire. De croire qu'un jour, quelqu'un me fera tout oublier et qu'a mon tour, je connaîtrais le bonheur concret. Vous savez, on est pas propriétaire du bonheur, parfois on a un bail mais on fini toujours par se faire exproprier.
Un silence s'est installé entre Tom et moi. J'entends Tom respirer doucement avant de reprendre
Tom : Bill, calme toi. Je ne te veux aucun mal. Tu sais, on va partager notre chambre et j'aimerais beaucoup devenir ami avec toi. Bill, regarde-moi... s'il te plait.
J'obéis. Pourquoi ? Parce que sa voix est douce. On ne m'avait jamais parlé sur ce ton. J'ai toujours imaginer comment sonnait la voix de quelqu'un de normal. La voix de Tom est douce, sonne comme une chanson sur laquelle on a envie de se lever et de danser la valse à mille temps.
Je relève les yeux vers lui mais ne le regarde pas droit dans les yeux pour autant. Mon regard se fait fuyant. C'est dur de les obliger à fixer un point.
POV Tom :
Je le reconnais. J'en étais sure. Je savais que s'étais l'androgyne de tout à l'heure. Il n'a pas l'air de me reconnaître.
Tom : Dis Bill, tu veux bien que l'on parle ?
Bill : Oui ...
Je me relève et m'approche de lui, il resserre automatiquement ses genoux contre son torse. Pour ne pas lui faire encore plus peur, je vais me rasseoir sur mon lit et lui parle.
Tom : Tu veux que je parle de moi Bill ?
Bill : Oui....
Tom : Je m'appelle Tom Kaulitz, j'ai 16 ans. Je suis très heureux de faire ta connaissance Bill. Ma maman s'appelle Anna, elle m'a envoyé ici parce que nous avons des petits problèmes d'argent et parce que je fais beaucoup de bêtises. J'habite à Ruppichteroth, un tout petit village à côté de Köln. Tu connais Bill ?
Bill : Je sais pas... Tom je...
- Driiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiing -
La sonnerie annonçait le repas du soir. Bill se leva très vite et parti en courant dans le couloir. Si seulement j'arrivais à le comprendre.
POV Bill :
Je redoute ces gestes, ces paroles. Je ne veux pas qu'il me connaisse. Je sais que je le décevrais...
Deux heures du matin
Je suis éveillé
Fraîchement de retour de la scène
Encore une fois trop de mal
Trop de flash
Et je n'ai plus
D'énergie à cause de cette journée épuisante
Je suis encore tombé lessivé dans mon lit
Continuellement des agressions
J'ai toujours l'air sympa
Me cachant derrière une façade de sourires
Et horrifié, je constate que j'oublie
A quel point l'air de ma maison sent bon
Parfois j'ai le sentiment que la vie m'enterre
Partout la même merde, seulement le pouvoir, l'argent et la jalousie
Et actuellement, il n'y a personne à qui je pardonne
Alors, vous en pensez quoi ?
Des idées pour la rendre originale ?
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