:: Kapitel Eins ::

:: Kapitel Eins ::


" Cher journal, il y aurait dû avoir quelque chose. Un souffle funeste dans l'air, une mélodie que seul moi et Dieu aurions pû entendre, un vent à vous glacer le coeur, quelque chose. Il y a des malheurs quasi-prévisibles, et des moments plus sombres qui vous brise à jamais. Ca fera 6 ans après demain. On m'avait dit que tout irait maintenant beaucoup mieux, mais regarde-moi, anorexique et suicidaire. Je ne contrôle plus rien, je crois même que je n'ai jamais rien contrôlé dans ma vie. Mon histoire est vide et pourtant j'ai encore la force d'y croire. Pourquoi ? Ne serais-ce pas le moment de me détacher de tout ? J'en attends peut-être trop de la vie qui sait. Mais j'ai comme l'espoir, qu'un jour, quelqu'un viendra et me fera connaître ce frisson qui vous transperce le coeur, vous ouvre l'âme et vient se réfugier en vous jusqu'à la fin, ce sentiment que personne n'arrive à décrire, cette angoisse, cette réjouissance, cette sensation qui vous tient. En attendant je sers les doigts.."

POV Katy :

Katy : Bill ? Bill ?
Bill : Il pleut. Encore. Crois-tu que le temps reflète les émotions ?
Katy : Je ne sais pas Bill, je ne sais pas. Un jour tout s'arrangera Bill, je te le promets.
Bill : N-ne promet j..amais ce que tu n..ne pourras pas tenir... C'est L..lui qui me l'avais dit.
Une larme coule doucement contre sa joue, la joue d'un ange déchu. Un ange à qui on aurait coupé les ailes. Il parait qu'avec le temps tout s'arrange... Mais pourquoi ce sont toujours les anges qui sont les premier damné ?
Bill : Que fais tu là, Katy ?
Katy : Ecoute-moi Bill, nous avons de gros problèmes d'effectif, le nombre de jeunes inscrits ici est plus élevé que le nombre de chambre dont nous disposons. On a mis dans toutes les chambres deux personnes, jusque là, j'avais réussi à épargner la tienne de chambre. Mais aujourd'hui, nous n'avons plus le choix. Je suis désolé Bill, mais tu vas devoir partager ta chambre avec quelqu'un... Tu verras, il est très gentil... Je suis vraiment désolé, j'ai fais tout ce que je pouvais pour t'épargner cela...

POV Bill :

Bill : P-pourquoi tu me fais ca, K-katy ?
Je ne lui laisse même pas le temps de répondre que je m'enferme dans la salle de bain. S'en ai bien trop pour moi, plus que je ne peux en supporter. Katy ne me retient pas, elle sait déjà ce que je m'apprête à faire et elle sait aussi qu'elle ne peut m'en empêcher

Katy : Bill ! Bill s'il te plait ouvre-moi !
Après quelques instants, elle finit par sortir en me lâchant un triste " désolé. " Je sais pertinemment que ce n'est pas de sa faute, Katy a été la première a m'accueillir, la première qui a essayé de me connaître. Je lui dois tellement... Mais mon instinct me pousse à fuir. J'ai besoin de ressentir le bonheur m'attraper quelques secondes, le soulagement m'envahir.

Adossé contre le lavabo, elle me faisait de l'oeil, bien rangé dans sa boite Naf-Naf. Boite Noir métallisé, le genre de boite où l'on range ses stylos plumes. Le genre de boite qui relète toute la pureté d'un enfant. Mais ce n'est qu'une illusion, tout le monde n'est qu'une illusion. Cette boite renferme bien plus de honte, d'ombre, de noir que tout le monde entier. Elle renferme mes peurs, mes larmes, mon sang. Je l'empoigna et d'un pas précipité, tel un enfant qui vient de voler une sucette dans la boite à bonbon du salon, je me dirigea dans un coin de la salle de bain, à proximité de la trousse à pharmacie. Je l'ouvris et elle était toujours posée là. Une lame brillante, insolente, arrogante, qui me soufflait de me laisser aller, qu'elle savait ce qu'elle devait faire. Comme un geste moteur, la lame se dirigea contre mon poignet déjà meurtri auparavant. D'abord avec une extrême douceur, elle glissa contre ma peau qui se déchira très superficiellement. Et puis, dans un geste incontrôlable et violent, elle s'enfonça plus franchement dans ma peau, laissant apparaître une plaie profonde et ensanglantée. Je frémissais au contact de cette lame sur mon triste poignet couvert de cicatrice. Chaque jours, j'enfonçais un peu plus la lame, j'étais trop faible pour me tuer d'un coup d'un seul. Je me laisse mourir à petit feu. Dans mon esprit j'entends les sirènes qui hurlent, le sentiment d'effroi s'accumule. Mon paradis brûlent, mes dieux capitulent. Enfin, ma délivrance a sonné, enfin je peux fermer les yeux. Un sourire pris place sur mon visage, un sourire presque serein.

J'ai perdu toute notion du temps, je ne sais pas s'il est neuf heures du matin ou une heure de l'après midi. Mais la sonnerie annonçant le repas de midi me tire bien vite de mes pensées et me jette dans la réalité. Je désinfecte les dernières traces de mon acte et désinfecte avec de l'alcool à 90°, ça me permet de me faire toucher les étoiles une dernière fois, de laisser le temps s'effacer une dernière fois. Je repose cette lame que je déteste tant, mais dont j'ai besoin dans sa jolie boite à stylos plume et me dirige d'un pas indesci vers le couloir menant au réfectoire. J'accélère le pas en passant devant la chambre 1203 et mon rythme cardiaque loupe un battement a la vue des images souvenirs qui se déroulent dans mon esprit. Je prie intérieurement avec toutes les forces qu'il me reste pour que je ne croise pas...


Max : Hey ! Mon Billou ! Attend moi voyons !
...Max et sa bande. J'essaye de courir mais il me bloque bien vite contre un mur et me donne un coup de poing dans le ventre, je me tordit de douleur et gémi comme par réflexe...
Max : Ben Billou ! Tu gémis ! Je vais te donner une raison de gémir moi ! Viens là !.
Il m'attrapa par le col et m'emmena devant la porte de sa chambre.
Bill : Je t-t-en su...supplie Max .. S'il te ..Plait. Arrivais je à articuler entre deux sanglots.

Max : Tu verras Billou, ça te fera du bien...
Mais des bruits de pas se firent entendre et un jeune homme avec des dreadlocks fit son apparition.

POV Tom :

- Flash Back -

Anna, mère de Tom : Ecoute Tom, on a des soucis d'argent, tu ne fais que des conneries, je n'arrive plus à géré tes bêtises et tes sauts d'humeur. J'ai donc décidé de t'envoyer dans une maison de repos pour adolescent. Tu verras tu vas t'y plaire. Il y a pleins de gens de ton âge et puis..
Je ne lui laisse même pas le temps de finir que je hurle :
Tom : Quoi ? ! Tu m'envoies ou ? ! Putain mais va te faire foutre Maman ! Je te deteste! Tu m'entends ? Je te déteste !
Je grimpe les marches de l'escalier menant à ma chambre quatre à quatre et claque la porte sourdement. D'en bas, j'entends ma mère hurler à son tour :

Anna : C'est comme ça et pas autrement Tom Ok ? ! Si t'es pas content c'est pareil !! Tu pars demain, un point c'est tout !!
Tom : Du moment que je ne vois plus ta vieille gueule !!
Ca fais maintenant 3 ans que ça se passe comme ça avec ma mère. Une maison de repos pour adolescent, nan mais c'est quoi encore cette connerie ? ! Je décida d'appeler Georg, mon meilleur ami depuis maintenant 14 ans. Je le connais depuis mes 2 ans, donc si vous savez compter, j'ai 16 ans à l'heure d'aujourd'hui.

- Tiiiiiiit Tiiiiiit Tiiiiiit -


Georg : Allôôôôôôôô ?
Tom : Hey Georg ! Comment tu vas ?
Georg : Hoooo Tomichounounet ! Ben ça va ça va et toi ?
Tom : Ça va pas, mais alors pas du tout. Ma conne de mère a décidé, et j'hurla la phrase suivante pour que ma mère entende, de m'envoyer dans une maison de repos sans même m'en parler !! Je pars demain mon frère. ..
Georg : Hein ?! Mais et nous ? Tu viens plus au Bahut ? Je vais faire comme pour te voir ?!
Tom : Je ne sais pas. .. On verra... Je voulais te dire au revoir, ya moyen qu'on se voit aujourd'hui ?
Georg : Ouais. Rendez-vous dans 10 minutes au square.
Tom : Ok. A tout de suite.
Je raccrocha, enfila un manteau, mis ma casquette et descendit les escaliers par la rampe. Avant de quitter la maison, je jeta un rapide coup d'oeil à ma mère et souffla un " Tu parles d'une mère ". Je claqua la porte et rejoignit Georg. On resta ensemble une bonne partie de la nuit a discuter de tout et de rien essayant tant bien que mal de ne pas penser au lendemain. Georg m'énumérait tous les points positifs de ce virage-de-chez-moi. Aux alentours des 3h du matin, je me décida, à contre coeur, de rentrer chez moi.

- Aujourd'hui -

A sept heures, ma mère entra dans ma chambre et me cria de me lever
.
Anna : Tom ! On part dans trente minutes ! J'ai fais tes valises. Prépare-toi.
Je me leva à toute vitesse et repensa aux points que Georg m'avait énuméré la nuit dernière.
A sept heures trente, la voiture quitta l'allée et je regarda ma maison, une partie de ma vie me quitter.
Après quelques instants de route, nous nous arrêtons devant une grande bâtisse de couleur saumon qui trônait dans la rue. En grosse lettre était écrit sur la façade : Maison de repos pour adolescent en difficulté Saint Jacques.
J'ouvris le coffre, pris mes valises, et sans un " au revoir " je quitta ma mère. Une nouvelle vie commençait, alors ?
Une fois rentrée, une jeune personne vint m'accueillir le sourire au lèvre et m'expliqua les règlements ainsi que toutes les formalités à remplir. On m'indiqua aussi le numéro de ma chambre, et le chemin qui me conduirait au réfectoire.


Je me conduisais au réfectoire quand sur mon chemin je rencontra un mec et sa bande qui tenait un jeune homme Androgyne qui pleurait doucement de désespoir et de peur.
Quand les yeux du meneur de la bande rencontra les miens, il lacha à toute vitesse l'androgyne qui couru dans sa chambre...


Ich bin da, wenn Du willst.
S
chua Dich um, dann siehst du Mich.
Ganz egal, wo Du bist.
Wenn Du nach mir greifst, dann halt ich Dich.



SUITE ::

POV Tom :

Ouais heu... J'ai pas tout compris. Vous n'avez jamais ressentis le sentiment que la chose que vous venez de voir a le pouvoir de tout changer dans votre vie en une fraction de seconde ? Le coeur balance, la tête tourne, un voile se dépose furtivement devant vos yeux. Moi, c'est ça que je viens de ressentir. Je ne suis pas tellement le genre de garçon qui se pose des tas de questions, je vais au plus simple. Comme on dit, un con qui marche ira toujours plus loin qu'un intellectuel assis.
Je me retourne doucement de manière à me faire oublier de ce groupe de garçon qui ne m'inspire pas vraiment confiance. Ce geste m'étonne moi-même, je suis le genre de garçon ultra sociable, qui ose aller vers les autres et qui ne recule devant personne qui à se prendre un coup de marteau dans la tête.
Avant même que je n'ai eu le temps de faire quelconques autres gestes, je sens une main forte se poser sur mon épaule. Je tourne la tête et remarque à son air fière que la personne qui se trouve derrière moi est le meneur de la bande. Il m'adresse un franc sourire que je lui rends faussement.


Max : Hey ! Mec ! J'me présente, Max, meneur de la bande de crétins finis derrière moi là.
Tom : Ok. Bon allez A + , moi je dois aller ranger mes affaires dans ma chambre !
Max : Attaaaaa ! C'est quoi ton nom ?
Tom : Tom. Tom Kaulitz.
Max : Ok Tom, on te fait confiance pour ne rien dire à propos de la scène que tu as vue.
Tom : J'y penserais. Tschüs.

J'avance d'un pas ferme dans la direction inverse de Max et cherche dans la poche de mon baguy le papier jaune que la jeune femme m'a donné à l'accueil. Une fois trouvées, je cherche le numéro de ma chambre. Chambre 2204. Je jette un rapide coup d'oeil autour de moi et m'avance dans le couloir des chambres 2200 à 2290.
Aussi étrange que cela puisse paraître, je m'arrête sans aucunes raisons apparente d'un coup sec à la vue de ma chambre. Comme si quelqu'un ou quelque chose me disait de patienter et qu'elle me prévenait malicieusement que passer cette clef dans la serrure allait mettre un terme à l'existence que j'ai connue jusqu'à lors. Au moment où je reprends mes esprits j'aperçois devant moi une jeune infirmière me faisant des signes de mains me demandant d'attendre qu'elle soit à ma hauteur. Chose faite, elle me regarda droit dans les yeux et me dit d'un ton qui se voulait ferme mais sans reproches :


Katy : Tu es Tom, c'est ça ?
Tom : Oui, c'est moi. En quoi puis-je vous aider ?
Katy : C'est plutôt moi qui vais t'aider. Je m'appelle Katy, comme tu peux le constater je suis infirmière ici. Je tenais à t'expliquer certaines choses.
Tom : Je vous écoute.
Katy : Le garçon avec qui tu as été placé s'appelle Bill. Je te préviens, il a subi de nombreux chocs, plus traumatisants les uns que les autres. Il est extrêmement sensible, parle peu et ne te regardera probablement pas dans les yeux. Sois patient, il risque d'être effrayé et très troublé par ton arrivé. Il est interné ici depuis maintenant 6 ans. 6 ans qu'il a ses habitudes. Je te demande de respecter cela. Certes, je ne te demande pas d'être soumis à ses envies, mais juste de le laisser s'habituer à la présence de quelqu'un avec lui. Bill est comme mon protégé, si tu le touches ou quoi que ce soit d'autre, on ne va pas s'entendre. Sur ce, bon séjour parmis nous !

Elle avait prononcé cette dernière phrase tout sourire, comme si l'air grave et dur qu'elle affichait quelques temps auparavant n'avais jamais existé.
Un vent de doute m'envahit soudain. Rentrer ? Pas rentrer ? Décidé, je me lance.
Je place la clef dans la serrure et la tourne de façon à entendre le " criikcraaa " m'indiquant que la porte est déverrouillée.
Je passe le pas de porte, tend l'oreille, ouvre grand les yeux comme si le fait de ne pas être attentif allait me jeter dans les bras de la mort. J'explore du regard ma nouvelle chambre et pose mon sac sur le lit.


POV Bill :

Ca y est, c'est lui. Il est entré. Il est dans la chambre. Probablement sur le lit d'après le grincement qui m'est parvenu aux oreilles. J'ai peur, peur de le voir, peur de devoir tout recommencer encore une fois, peur de me faire juger, taper et pire. Je ne sais comment je dois réagir, si je dois rester enfermer dans la salle de bain éternellement, si je dois sortir et lui faire un grand sourire comme s'il était un vieil ami ou bien si je dois tout bonnement l'ignorer et continuer ma vie. J'en ai marre de me poser des questions... Si vous saviez le mal que ça fait de toujours réfléchir. Dans un élan de courage et de confiance, je décide de sortir de cette foutue salle de bain pour me lancer à corps perdu dans ce vide pleins d'aventures. Je déverrouille le verrou, tourne à une vitesse infiniment lente la poignée ronde et entre ouvre la porte pour qu'un filet de soleil vienne se réfugier contre moi. Mon oeil vagabond dans la chambre à travers cette petite ouverture. Je le vois, lui ne m'a pas vu. Heureusement. J'entre ouvre plus franchement la porte et quand un pied est mis en dehors de la salle de bain, toute la confiance que j'avais réussie à accumuler s'en vas rapidement. C'est trop tard. Je sors.. ..

POV Tom :

Un bruit m'annonçant l'ouverture d'un verrou ce fait entendre. Je détourne automatiquement la tête me rappelant chaques paroles prononcées par l'infirmière. " Il est extrêmement sensible, parle peu et ne te regardera probablement pas dans les yeux. Sois patient, il risque d'être effrayé et très troublé par ton arrivé "
D'accord, alors laissons le s'habituer à ma présence.
Il est sortit... Je le regarde droit dans les yeux. Lui a le regard fuyant, incapable de fixer son regard dans quelques chose, je vois ses pupilles s'agités. Sans que je m'attende à ce geste, il se précipite en courant dans un coin de la chambre. Tremblant. Une étrange sensation m'envahis. Mon coeur s'accélère, une envie d'aller le prendre dans mes bras, de le réconforter, de lui dire que tout va bien remplace une partie de la raison. Mais non, je ne fais rien. Je me contente de lui dire très doucement


Tom : Bonjour... Comment tu t'appelles ?
Bill : B..B..B-ill.
Tom : D'accord Bill, moi c'est Tom. Je ne suis pas la pour te faire du mal tu sais.
Bill : Ne m'en faite pas s'il vous plait..

Sa voix se casse dans un murmure qui me glace le coeur. Comment peut-on avoir aussi peur des gens ?
Je suis bien décidé à apprendre à connaître cette personne qui me fais frissonner.


POV Bill :

Je cours me recroqueviller dans un coin de la chambre, tremblant. Je suis lâche, je ne suis qu'un sale lâche. Il me prend pour un fou, un bébé. J'ai encore une fois perdue toute chance de me faire un ami. Une voix douce me parvient

Tom : Bonjour... Comment tu t'appelles ?
Bill : B..B..B-ill.
Tom : D'accord Bill, moi c'est Tom. Je ne suis pas la pour te faire du mal tu sais.
Bill : M'en faite pas s'il vous plait..

Ma voix se casse dans un murmure. Je pensais que mon cauchemar s'arrêterait là. Mais non, il m'a l'air bien décidé à faire ma connaissance. Un... ami ? J'ai perdu toute la confiance en moi que j'avais pu accumuler tout au long de ma vie. Je sais qu'il n'y a plus aucun espoir pour moi et pourtant, je décide d'encore y croire. De croire qu'un jour, quelqu'un me fera tout oublier et qu'a mon tour, je connaîtrais le bonheur concret. Vous savez, on est pas propriétaire du bonheur, parfois on a un bail mais on fini toujours par se faire exproprier.
Un silence s'est installé entre Tom et moi. J'entends Tom respirer doucement avant de reprendre


Tom : Bill, calme toi. Je ne te veux aucun mal. Tu sais, on va partager notre chambre et j'aimerais beaucoup devenir ami avec toi. Bill, regarde-moi... s'il te plait.

J'obéis. Pourquoi ? Parce que sa voix est douce. On ne m'avait jamais parlé sur ce ton. J'ai toujours imaginer comment sonnait la voix de quelqu'un de normal. La voix de Tom est douce, sonne comme une chanson sur laquelle on a envie de se lever et de danser la valse à mille temps.
Je relève les yeux vers lui mais ne le regarde pas droit dans les yeux pour autant. Mon regard se fait fuyant. C'est dur de les obliger à fixer un point.


POV Tom :

Je le reconnais. J'en étais sure. Je savais que s'étais l'androgyne de tout à l'heure. Il n'a pas l'air de me reconnaître.

Tom : Dis Bill, tu veux bien que l'on parle ?
Bill : Oui ...

Je me relève et m'approche de lui, il resserre automatiquement ses genoux contre son torse. Pour ne pas lui faire encore plus peur, je vais me rasseoir sur mon lit et lui parle.

Tom : Tu veux que je parle de moi Bill ?
Bill : Oui....
Tom : Je m'appelle Tom Kaulitz, j'ai 16 ans. Je suis très heureux de faire ta connaissance Bill. Ma maman s'appelle Anna, elle m'a envoyé ici parce que nous avons des petits problèmes d'argent et parce que je fais beaucoup de bêtises. J'habite à Ruppichteroth, un tout petit village à côté de Köln. Tu connais Bill ?
Bill : Je sais pas... Tom je...

- Driiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiing -

La sonnerie annonçait le repas du soir. Bill se leva très vite et parti en courant dans le couloir. Si seulement j'arrivais à le comprendre.


POV Bill :

Je redoute ces gestes, ces paroles. Je ne veux pas qu'il me connaisse. Je sais que je le décevrais...


Deux heures du matin
Je s
uis éveillé
Fraî
chement de retour de la scène
Enc
ore une fois trop de mal
Tro
p de flash
E
t je n'ai plus
D
'énergie à cause de cette journée épuisante
Je
suis encore tombé lessivé dans mon lit
Cont
inuellement des agressions
J'ai to
ujours l'air sympa
Me cac
hant derrière une façade de sourires
Et ho
rrifié, je constate que j'oublie
A quel point l'air de ma maison sent bon
Parfois j'ai le sentiment que la vie m'enterre
Partout la même merde, seulement le pouvoir, l'argent et la jalousie
Et actuellement, il n'y a personne à qui je pardonne






Voilà, le chapitre 1 =)
Alors, vous en pensez quoi ?
Des idées pour la rendre originale ?
60 commentaires avant le chapitres 2 =DD

Ma nouvelle fiction avec la nouvelle histoire ::

Love-And-Judgement



# Posté le mardi 03 juin 2008 10:59

Modifié le mercredi 09 juillet 2008 06:54

:: Kapitel Zwei ::

:: Kapitel Zwei ::
POV Bill :

Mon estomac gargouille, et pourtant, manger est la dernière chose que je vais faire. Je me dirige tout de même dans le réfectoire, mes parents payent, ce n'est pas pour rien. Le tumulte des conversations a fait place au silence à l'instant où j'entre dans le self. Les autres se retournent sur mon passage, les insultes fusent, les regards méprisants sont de sortie. Je n'y fais plus attention, mas malgré ça, je suis blessé. Détruit de l'intérieur.
Peu à peu, les conversations reprennent, mais je sens les regards me transpercé le dos. Je pose mon plateau sur les barres métallique et le fais avancer. Les dames de cantine me servent le plat chaud, je prends une entrée et un dessert. D'ailleurs, ils sont stupides de mettre les plats chauds avant les entrées. Enfin bon. Je vais m'asseoir à la table du fond, la plus éloignée des autres. D'un certain côté, j'aime les solitudes, ça m'apporte toute la sagesse dont j'ai besoin, tous les instants de réflexion qui me permettre de " vivre ". J'ai toujours eu besoin de temps pour moi, mais je n'aurais jamais cru qu'en ce moment, j'aurais tant besoin des autres. Je me suis enfermé dans ma solitude, c'est devenu une habitude. Mon regard vagabonde dans la salle. Je m'arrête deux secondes sur un dos qui ne m'est pas inconnu. Celui de Tom. Il prend son plateau, fais les mêmes gestes que moi quelques minutes auparavant et balaye la salle du regard, comme s'il cherchait quelque chose ou quelqu'un. Qui ?
Ma question trouve bien vite une réponse quand je le vois me sourire et s'approcher doucement de ma table.
Je commence à paniquer, je m'agite sur ma chaise, je sens mes mains trembler. Je n'aime pas être en présence de quelqu'un. Quel paradoxe quand on sait que je donnerais tout pour avoir quelqu'un a qui confier mes états d'âmes.


POV Tom :

Je m'allonge sur mon lit quelques minutes, le temps pour moi de réfléchir, de chercher comment l'aider, comment comprendre son état d'esprit. L'infirmière m'a prévenu qu'il avait vécu des expériences plus traumatisantes les unes que les autres... Qu'est ce qu'il s'est passé pour qu'il réagisse comme ça en ma présence ? Ma curiosité prend le dessus, et dans un élan de connerie, pas d'autres mots, je fouille la chambre, dans l'espoir d'y trouver un journal intime ou quelconques indices pouvant me mettre sur la voix du pourquoi et du comment. Bien vite, une douleur me prend dans le bas du dos. Elle m'oblige à arrêter mes recherches et à me poser contre mon lit. Peu à peu, je me rends compte de ce que je viens de faire. Qu'est ce qu'il ma pris ? Essayer de m'introduire dans la vie privée de Bill. Je suis un peu déboussolé par cette vague d'action que je commets envers lui. D'abord le sentiment que tout va changer quand je vais entrer dans la chambre, ensuite le fait d'avoir envie de le prendre dans mes bras, de le protéger. Et maintenant, je me mets à fouiller dans ses affaires. Bordel, je ne comprends rien, et je n'aime pas ça.
Mon ventre me sort de mes pensées et je me dirige, en suivant les panneaux, en direction du réfectoire. Je fais les mouvements quotidiens, c'est à dire, je prends mon plateau, fais une moue dégoûtée quand je vois ce que l'on mange et prend un dessert. Les gestes que l'on fait tous les jours, peu importe ou. Je balaye la salle du regard et je me pose quelques secondes sur Bill. Il a le regard baissé et il est éloigné des autres. Ni une, ni deux, je me dirige dans sa direction. Il m'aperçoit, je lui fais un petit sourire qui se veut rassurant.
En ma présence, il devient tout à coup agité. Ses mains tremblent, il s'agite sur sa chaise. Je n'aime pas le voir comme ça. Vous ne trouvez pas, que je m'attache un peu vite à lui ? Ca ne fais même pas une heure que je le connais et j'ai pourtant l'impression d'être en présence d'un ami que je connais depuis des années.

Tom : Bill ? Ca ne te dérange pas, que je reste avec toi pour manger ?

Bill : Mhh mhh ...
Tom : Je vais prendre ça comme un " Non Non Tom, ça ne me dérange absolument pas =) ".

Il rigole doucement de ma connerie et commence peu a peu à se calmer. Je continue de lui parler, espérant que comme ça, il parlera lui aussi.

Tom : Dis-moi, c'est absolument dégueulasse ce qu'on mange aujourd'hui. Rassure-moi, ce n'est pas comme ça tous les jours ?
Bill : Je... Je sais pas.
Tom : Comment ça ?
Bill : Tom je .. Je ne mange que très rarement...
Tom : Ha...

POV Bill :

Je le dégoûte, j'en suis sur. Mais ça voix m'apaise tellement, si vous saviez. Avec lui je n'ai plus l'impression de n'être que l'ombre de vos vies. Je n'ai plus l'impression d'avoir un monde obscur, a part du votre. Cette sensation est tellement bonne...

Bill : Je suis désolé..
Tom : Mais de quoi Bill ?
Bill : De te dégoûté. ...
Tom : Bill, tu ne me dégoûte absolument pas. Je ne veux que t'aider, jamais je ne te jugerais. Et si tu me dégoûtais, ne crois-tu pas que je serais déjà parti de cette table ?
Bill : Je sais pas.. Je suis désolé.
Tom : Arrête de t'excuser sans arrêts Bill. Tu n'as pas à t'excuser. Pas devant moi. Mange Bill, s'il te plaît.
Bill : Jenaipasfaimetpuisdetoutefaconjevaisallervomiraprèsalors...

J'ai dis cette phrase, je ne sais pas ce qui m'a pris. J'espère juste qu'il ne m'ait pas entendu ou alors j'espère qu'il ne l'a pas comprise. Je ne veux pas l'entraîner avec moi dans mon malheur, ce serait injuste. Je baisse mon regard sur mes chaussures, devenus soudainement hyper intéressante. Une larme perle au coin de ma joue. Tiens, faudrait que je cire mes chaussures un de ces jours. Mais ce petit jeu, n'a pas l'air de prendre avec Tom. ..

Tom : Bill, regarde-moi, s'il te plaît.

POV Tom :

J'ai très bien compris sa phrase, mais je ne lui ferais aucunes remarques à ce sujet là. Je ne veux pas le bloquer encore un peu plus. Ses santiags deviennent soudainement intéressantes. Ses cheveux noirs parsemés de mèches blanches lui recouvrent les yeux. Mais je malgré ça je peux voir une larme perler au coin de ses joues. Chaque voile de tristesse qui l'envahi est pour moi, comme un poignard qu'on enfonce avec violence à petites doses. Je veux le voir rire, je veux le voir heureux. Je veux le voir comme je ne l'ai jamais vu. Comment lui faire comprendre que je ne lui veux aucun mal ? Je marche sur des oeufs, un faux pas, et il pourrait s'enfuir. Je ne peux pas me permettre la moindre gaffe, la moindre ânerie, si je veux le garder contre moi. Je ne veux plus qu'il soit comme un fantôme de l'oubli, il a tant de chose a offrir, je le vois, là, a travers ses yeux.

Tom : Bill, regarde-moi, s'il te plaît.

Bill : N-n-on...
Tom : Bill, s'il te plaît. Je ne te veux vraiment aucun mal. J'aimerais tellement t'aider. Je sais que j'en suis capable, mais j'ai besoin de ta confiance Bill...

Ses tremblements se calment, comme si ces quelques paroles l'avaient apaisé. Je crois que ce qui lui manque, c'est de l'amour. De l'amour, de la passion, de la confiance. Tout ce qu'il n'a certainement jamais eu.
Il relève les yeux vers moi. Je lui souris, j'aimerais tellement qu'il me le rende ce foutu sourire.

Tom : On fait quoi aujourd'hui Bill ?

Bill : Moi. Je ne fais rien. Toi, fais ce que tu veux..
Tom : Il me semble avoir dis " On " ce qui signifie Toi et Moi. Sauf si tu ne veux pas de moi.

Il est soudain pris d'une panique visible dans ces yeux. Ses pupilles s'agitent aussi vite que les ailes d'un papillon.

Bill : S'ilteplaitresteavecmoiTom...
Tom : D'accord Bill, aucun soucis. Je resterais avec toi tous les jours, s'il le faut. Je veux te voir sourire, au moins une fois.
Bill : M-m-erci Tom ...

Son merci me fait chaud au coeur. J'ai franchi le premier obstacle. Mission 1 : " Incruste dans la vie de Bill dans l'espoir de l'aider " accompli. Mission 2 : " Faire parler Bill sans qu'il bégaye et qu'il baisse les yeux. "
Je rigole tout seul de ce que je viens de mettre en place. J'ai fini mon plateau, Bill n'a strictement rien mangé. Je le regarde, il est tellement beau... Je ne suis pourtant pas gay, mais il dégage tellement de beauté que cela en ai effrayant. Il me regarde avec une incompréhension. Il faut dire aussi que je suis carrément entrain de le dévisager. Mais son regard est tellement profond, qu'il vous tient jusqu'au bout.


POV Bill :

Je m'attache trop vite à ce Tom. Après tout, je ne sais de lui que ce qu'il a bien voulu me dire. Mais quelque chose en moi, me dis que c'est peut-être lui, la personne que j'attendais depuis tout ce temps. Je sens un regard se posé sur mon visage. Ca me fais sortir de mon esprit. Je vois Tom entrain de me dévisager complètement. Je le regarde sans comprendre puis il détourne le regard.
La voix annonçant l'heure du sport des 9e et 10e année retentie.
" Tous les 9emes et 10emes années sont attendus dans 10 minutes devant la salle de sport. Aucuns retards ne sera tolérés. "
Oui, ici, il y a du sport. Et des cours facultatifs. Le sport est obligatoire. Sois disant parce qu'ils faut se maintenir en forme. Une boule se forme dans ma gorge, je déteste le sport. Tom sourit, il a l'air impatient d'aller là-bas. Je sais ce qui m'attend, et l'envie de vomir se fais insoutenable. Je pars en courant du réfectoire et me dirige le plus rapidement possible dans ma chambre. J'ouvre la porte de la salle de bain et vomis le peu que j'ai dans l'estomac, c'est à dire, mon repas d'il y a 2 jours.
Le sport... Je déteste ça. D'abord parce que l'on doit se changer dans les vestiaires, devant tout le monde. Ensuite parce que peu importe le sport que l'on fait, je m'en prends toujours plein dans la gueule. Parce que le professeur de sport me déteste. Mais c'est aussi ici, que tout a commencé.
J'entends quelqu'un rentré dans la chambre. Ce doit être Tom. La voix retentit à nouveau pour nous demander de nous dépêcher. Je sens une nouvelle boule se former et je vomis une nouvelle fois.


Tom : Bill, qu'est ce qu'il se passe ?

Sa voix me fait sursauter. Je nettoie le lavabo et déverrouille la porte de la salle de bain. Tom entre a toute vitesse et me regarde avec compassion. Pas avec pitié, mais avec compassion.

Bill : On devrait y aller...
Tom : D'accord.
Bill : Tom ? Tu crois que tu peux rester avec moi, pendant le sport ? S'il s'il te pl...ait.
Tom : Bien sur que je peux. Même si tu ne m'avais pas demander, je serais rester avec toi. Super Tomate est là pour te protéger !

Je rigole sincèrement pour la première fois depuis maintenant des mois. Il va changer ma vie, j'en suis sur.

POV Tom :

Je suis là Bill, et je te promets que tu n'es pas prêt de te débarrassé de moi. On part tous les deux en direction du sport. Sur le peu de trajet à parcourir je sens tous les regards se poser sur Bill. Max et sa bande de cons sont là aussi. Il me regarde sans comprendre, quoi, il s'attendait à ce que je devienne son pote ? Tsss. Max s'approche de nous, et se place devant Bill, les poings serrés.

Max : Alors ma salope, tu t'es trouvé un pote ?

Bam, une droite qui vient de partir. Comment il parle lui ? !

Tom : Jouer les chefs et emmerder Bill, c'est fini a partir de maintenant. Un bon conseil, ne t'approche plus de lui, ou la droite que tu viens de te prendre, sera comme une claque de moustique comparé à ce qui t'attends si tu le regarde, lui parle ou le touche. Je me suis assez bien fais comprendre ?
Max : Connard. * Se tournant vers Bill * Je te jure que j'en ai pas fini avec toi.

Je vois les mains de Bill trembler, je les attrape et lui dis doucement.

Tom : C'est fini maintenant, il ne te touchera plus. Je suis là.
Bill : Merci.

Il éclate en sanglot et se laisse glisser contre le mur. Tous les regards sont tournés vers nous. Les gens le méprise et je sais d'avance ce qu'il pense à cet instant. " Quelle tapette " " PD "Je le laisse se calmer en lui caressant du pouce ses mains manucurées. Quelques minutes plus tard, il est calmé et nous repartons en direction de la salle de sport. Max me défie du regard. Je soutiens son regard et il finit par baisser les yeux en me faisant un geste très sympathique. Je t'aime aussi. Je pars en direction des vestiaires et Bill lâche ma main. Je le regarde et sans même un mot, je comprends ce qui ne va pas.

Tom : Direction, les toilettes ?
Bill : S'il te plait.

Nous allons nous changer dans les toilettes, je saurais la raison de ce blocage une prochaine fois.
Il sort changé, vêtu d'un jogging noir, d'un haut à manche longue et de basket Nike.


Tom : Tu vas avoir chaud, avec un haut manches longues, non ?
Bill : N..n..on, t'inquiète pas. Tom, merci, merci pour tout.
Tom : Aucun soucis. Allez, on y va, parce que le professeur ne m'a pas l'air franchement commode xD
Bill : Oui, c'est le moins que l'on puisse dire.
Professeur : Trumper !

Bill sursaute. Il va pas bien de gueuler comme ça contre Bill ? ! Il s'approche de lui et le prend par les épaules, ce qui arrache un petit cri de douleur à mon Bill, pour le faire avancer là où la classe est assise. Je le rejoins et passe ma main dans son dos pour le calmer.

Professeur : Alors, aujourd'hui, c'est basket. Bien évidemment, le premier qui ne joue pas, * en fixant Bill droit dans les yeux * aura affaire à moi. Avant de commencer, je fais les comptes. 1,2,3,4,5,6,7,8,9,10,11,12,13,14,15,16,17,18,19,20. Parfait. On fera 4 équipes de 5. Commencez pas à me gonfler pour être avec Pierre, Paul ou Jacques ; C'est moi qui fais les groupes.
Max : Yeah !
Professeur : 1ere équipe : Max, Hayder, Gilles, Bill et Alexandre. 2eme équipe : Tom, Frédéric, John, Thomas et Andy. 3e équipe : Alexandre. B, Mathieu, Enrique, Manuel et Franck. Et enfin, dernière équipe : Sofia, Naimi, Nicolas, Eric et Tim.

Quoi ? ! Bill avec Max ? ! Il veut sa mort ? ! Je vois Bill me regarder avec effroi. Je ne peux pas le laisser tout seul avec ces cons, pas après la droite que j'ai mise à Max. Bill part en direction de son terrain et Max me fait un dernier clin d'oeil...


SUITE ::

POV Tom :

J'angoisse, vraiment. Je sens mon coeur battre à vive allure, je sens mes mains devenir moite, je me sens....Mal, vraiment mal. Je continue mes tours de terrain obligatoire, non sans essayer de passer discrètement sur l'autre terrain pour rejoindre Bill mais apparemment, c'est dores et déjà perdu d'avance. La sonnerie annonce déjà la fin de la première heure. Dans quel état est Bill, à cette heure ci ?
Je ne suis pas croyant, je l'ai jamais été mais je ne le serais probablement plus jamais. Pourquoi ? Il fût un temps, où je croyais en Dieu, où je me tournais vers lui dans les moments durs comme dans les bons moments de mon existence. Mais depuis ce jour, je n'y crois plus. Pour moi, Dieu n'est qu'une pure invention des Hommes pour se donner une raison de vivre, pour trouver l'espoir ou tout simplement trouver un coupable. Vous savez au fond, la foie nous l'avons tous. Nous nous retournons toujours vers Dieu quand il faut trouver un responsable ou quand il ne vous reste plus que cet être divin et fictif pour vous accrocher à la vie et peut-être croire qu'il existe encore un espoir quelque part. Et bien aujourd'hui, pour la première fois depuis des années, je prie. Je prie pour qu'il ne soit rien arrivé à Bill, pour que Max ai eu pitié ou je ne sais pas. La pitié... C'est quelque chose de très relatif. La pitié à un degré bien différent d'une personne à une autre. Moi, par exemple, j'ai très peu souvent pitié de quelqu'un, je ne suis pas égoïste, loin de là, mais je préfère encore me préserver. Oui, me préserver. Parce qu'à partir du moment où tu aides quelqu'un, où tu entres dans ses soucis, ça t'atteint forcément et pour mon bien-être, je préfère aider les gens... à distance ?
Voilà pourquoi je ne comprends pas mes réactions envers Bill. Je suis une personne très terre à terre et entière, je pense. Je connais toujours mes réactions, j'anticipe toujours mes faits et gestes mais à l'heure d'aujourd'hui, concernant Bill, je ne sais pas tellement quoi penser et encore moins comment agir. Je ne vais pas commencer à me tourner vers des explications irrationnelles comme le destin ou autre, alors comment expliquer mes agissements ? Comment expliquer qu'une seule personne puisse tout changer dans votre vie et vous faire vous remettre en question dans une seule journée ?


Prof : Kaulitz !

Cette interpellation me sort de mes pensées et je dirige mon regard vers mon professeur de sport qui s'approche rapidement de moi, le regard noir. Il n'est plus qu'a quelques mètres, je le sens s'approcher. Genre, il me fait terriblement peur avec ces jambes maigrichonnes et son joli petit short bleu. Quel prof de sport sportif. Paradoxal.

Tom : Oui, c'est moi ?

Prof : Commencez pas à être insolent Kaulitz !
Tom : A la limite, je m'appelle Tom. Si on m'a donné un prénom, ce n'est sûrement pas pour rien.

J'ai toujours aimé être insolent avec les professeurs. Il n'y a d'ailleurs pas de raison à ce comportement.
Le Prof ouvre la bouche pour dire quelque chose, la sonnerie de la deuxième heure retentit, et il referme la bouche. Tant mieux, il économise de la salive pour une fois.


Prof : J'en ai pas fini avec vous Kaulitz.

Cette phrase me fait frissonner quand je me souviens quelques secondes plus tard que c'est le copier coller de ce que Max a dit à Bill. Bill ..... merde ! Bill !
Je me précipite en dehors du gymnase et fonce à toute allure, en direction de l'autre gymnase. Les battements de mon coeur ralentissent quand je vois apparaître Bill en haut des marches. Il est tout seul, mais il m'a l'air en bonne santé. Je scrute un moment son visage en recherche de quelconques equimose, marques, blessures... Le néant. Rien. Pas une marque visible du moins. Je m'approche de lui et le regarde droit dans les yeux. Mon bonheur s'amplifie à a vision des yeux noisette de Bill. Il à l'air triste, vide. Je le regarde inquiet et lui continu de me fixer. Je ne sais pas combien de temps c'est écoulé mais Bill fini par détourner la tête et me cracher à la figure :


Bill : Pars Tom, ne t'approches plus de moi, ne cherche pas à me parler, ne demande aucunes explications. Sors de ma vie.

Il part en courant me laissant seul comme un idiot, la bouche grande ouverte. Je déglutis difficilement et me pince dans l'espoir que ce que je viens d'entendre n'est jamais arrivé. Aïe... Je suis toujours au même endroit, avec toujours le même sentiment de tristesse, de peine et de déception dans l'âme.
Que c'est -il passé pour que Bill réagisse ainsi ? Je marche lentement en direction des toilettes et accessoirement les vestiaires de Monsieur Bill. Je repasse chaques phrases dans mon esprit " Pars Tom, ne t'approches plus de moi, ne cherche pas à me parler, ne demande aucunes explications. Sors de ma vie. " Qu'est ce qu'il lui prend ? Mon dieu, expliquer moi ? Qu'avez vous fais de Bill ?
Un sentiment d'amertume fait soudain son apparition. Une partie de moi le déteste, le déteste de me laisser. Il me doit quelque chose ! Après tout ce que j'ai fait. pour lui ? Ou pour moi ?
Je suis devant les toilettes, j'entre et des sanglots me parviennent aux oreilles.

Tom : ....Bill ?

Bill : Vas t-en Tom ! Laisse-moi ! Oublie-moi !
Tom : Mais Bill ! Tu peux pas me dire ça ! Tu peux pas me dire ça et t'en aller en courant en me laissant comme un con sans aucunes explications ! Explique-moi au moins Bill :
Bill : Putain Tom, on se connaît depuis ce matin, alors laisse-moi tranquille, on est pas des amis

Coup de poignard dans le coeur.

Bill : Je veux pas traîner avec toi !

Lame enfoncer dans le coeur.

Bill : Et je veux que tu m'oublie ! Et si tu ne peux pas, que tu change de chambre.

Achevé.

Je ne dis rien et pars en crachant un " Putain de merde " à l'attention de personne. Je veux comprendre. Et puis même, d'où lui vient ce soudain élan de confiance en lui ? Il y a deux heures, il n'aurait jamais osé me dire ça. Il n'était même pas capable de me demander le sel sans bégayer. Qu'est ce que tu as fais, Max ?

POV Bill :

Laisser moi tranquille, laisser moi faire de ma vie un enfer tout seul.... Mon Dieu, pourquoi ? Pourquoi est-ce tombé sur Tom ? S'il te plait Tom, ne croit pas un mot de ce que je viens de te dire, je t'en supplie, lis à travers moi et vois que je fais tout ça pour ton bien... pour notre bien.
Je fini de me changer et croise le regard de Tom, je baisse les yeux et accélère la marche en direction de ma chambre. J'ouvre la porte et me couche doucement sur mon lit. Je vous vois venir avec vos questions comme " Pourquoi tu réagis comme ça Bill ? " Pourquoi ? Parce que je n'ai pas le choix...


- Flash Back -

Je suis angoissé à l'idée de devoir passer deux heures de sport avec Max et Cie'. Je me mets en retrait et m'assoie paisiblement dans l'herbe, et ferme les yeux pour sentir encore mieux la petit brise de vent frais qui soulève mes cheveux. Le soleil sur mes yeux, le vent dans mes cheveux se sont les petits bonheurs gratuits de la vie. Gratuit, mais tellement éphémère. Je ne sens tout à coup plus le soleil sur mes yeux. J'ouvre les paupières et remarque Max au-dessus de moi. Je déglutis et attends patiemment, et surtout avec peur, la suite.
A ma grande surprise Max me tend sa main pour que je me relève. J'hésite un instant puis fini par la prendre. Il me relève et me plaque contre l'arbre sur ma droite. Ma respiration se coupe sous le soulèvement de mes poumons du au choc de mon dos contre l'arbre. Ma respiration redevient doucement normale puis Max ouvre enfin la bouche. Ca change du point.

Max : Bill... Mon très cher Bill... Tu veux que je te frappe ?
Bill :...N-n-on ...
Max : D'accord, mais tu vas bien m'écouter.

L'écouter ? Juste parler ?

Max : Tu vois ton ami Tom ?
Bill : * gloups * Oui..
Max : J'ai pas tellement apprécié la droite, alors tu vas me rendre un petit service. Tu me semble bien proche de lui. Alors dès que la deuxième heure aura sonnée, tu couperas tous tes contacts avec lui.

Mes yeux s'agrandissent, il veut que je n'adresse plus la parole à Tom ?

Max : Me regarde pas avec ces grands yeux, c'est pour ton bien. Alors je t'explique, c'est soit tu fais ce que je t'ai dis, tu le repousse quand il vient de parler, soit, je te promets sur la vie de qui tu veux que ta vie et la sienne seront un enfer, même sorti d'ici. Ai-je été assez clair ?
Bill : Oui M-max.

Il lâche mon col, me caresse la joue de son index, et retourne à son foot.

- Fin de Flash Back -


Bill : La suite vous l'a connaissé.

Je dis cette phrase à voix haute comme ci quelqu'un lisait mes pensées. Comme s'il y avait des spectateurs de ma propre vie. Je perds le fil de ma vie, je ne sais pas quoi faire. Un jour que je connais Tom, je ne devrais pas ressentir la moindre chose, mais quelque chose me dit que c'était Lui, la personne qui pouvait m'aider. C'était lui j'en suis sur... Mais je dois le protéger, je dois NOUS protéger. Je sens le sommeil m'envahir. Trop réfléchir est un très bon somnifère dans mon cas... Je sens mes paupières se fermer et je rejoins les bras de Morphée.

POV Tom :

J'ai passé toute ma fin de journée à réfléchir sur le pourquoi du comment. Je retarde le moment où je devrais aller dans ma chambre. 22h sonne, le couvre feu, merde.
Un surveillant s'approche de moi.


Surveillant : Jeune homme, il va falloir regagner votre chambre.
Tom : Mhhh... Bonne nuit.

Il me fait un grand sourire et moi je pars en direction de ma chambre. Mes pas sont lents, je retarde l'heure... de l'affrontement. Me voilà face à la porte. Je respire un grand coup, prend ma clé et la glisse dans la serrure.
J'entre à pas de loups et remarque un Bill endormis, encore tout habillé. Je m'approche et le regarde tendrement. Doucement je chuchote une dernière phrase.


Tom : Pourquoi, Bill ?

Et je vais me coucher, après m'être brossé les dents.


SUITE ::


POV Tom :

Sensation nostalgique, sensation incomprehensible. C'est le coeur lourd que je me lève, c'est l'esprit tourmenté que les paupière s'ouvrent, c'est l'âme triste que mes jambes touchent le sol. Ces sensations me vole mon futur, casse mes rêves. Je veux les tuer. Mais en attendant un rayon de soleil, j'observe ma chambre. Endroit où je vais maintenant vivre. Et aujourd'hui, je crois bien qu'en voyant ces tristes murs, je regrette tout ce que j'ai pu faire. On reconnait le bien-être quand il s'en va, n'est ce pas ? Je ne sais même pas ce qui m'ammène à toutes ces pensées, je ne sais même pas d'où me viennent ces états d'âmes. De le prise de conscience que je suis loin de tout ? De tout ce que je connais, de tout mon monde. Des mes amis, de mes ennemis, de ma famille, de mes moeurs étranges. Oui, de mes repères. Je suis arrivé ici hier, sans grande apprehension, ni même quelconque stresse dans le coeur. Je suis venue ici comme ci j'allais chercher le pain. Et j'ai commencé ma vie. Mais en ce matin ensoleillé pourtant, je me sens mal, tourmenté ou je ne sais quoi encore. Quelle sensation bizarre que l'impression de vide dans le corps. J'aurais préféré, il me semble, ressentir de la haine, de la joie, ou de la peine plutôt que d'être confronté à un vide pathétique, destructeur et indescriptible. Si j'avais ressentis un autres sentiment, j'aurais su à quoi m'en tenir, j'aurais su comment se déroulerais ma journée. Et c'est vide que je me lève de mon lit, et que ma journée commence...

Mes yeux balayent la chambre d'une traite. Bill n'est pas dans son lit, je ne le verrais pas de suite, et c'est peut-être mieux comme ça. Les paroles d'hier sont toujours là, et même si elles ne me touchent plus maintenant, je veux comprendre ce qui l'a poussé à tant de ... haine ? Des bruits venant de la salle de bain me tire de mes pensées plus ou moins tristes et me font comprendre que Bill est à cet instant dans la salle de bain. Je porte mon regard sur cette porte qui s'interpose entre lui et moi et soupire fortement. Je ne veux plus m'attacher à lui, pas pour l'instant. Je vais m'éloigner, l'observer de loin, le dechiffrer à distance, et au moment propice je reviendrais. Haha, c'est comique mes pensées. Je parle comme si Bill faisais partie de moi alors que finalement, pas du tout. Il est comme tous les autres, un pauvre mec dépréssif et suicidaire surement. J'ai toujours su eviter les gens comme ça, ils m'éffraient, alors pourquoi avec lui c'est différent ? Pourquoi j'ai l'impression que je devais le rencontrer, qu'il va causer un tournant enorme à ma vie ? La serrure se deverouille, ce qui me fais de suite touner la tête vers la salle de bain. Bill sort, les cheveux mouillés, habillé d'un jean slim noir et d'un tee shirt rouge avec quelques inscriptions. Le tout garnis par multiples bracelets, colliers, bagues. Ces yeux sont comme à son habitude cerné d'un gros trais de crayon eye liner noir. Et une poudre noir est soignieusement posé en dessous de son oeil. Il se dirige vers son placard, sort un gros sèche cheveux d'un des tiroirs, et sans un regard retourne dans la salle de bain.

Angélique. Ce seul mot me venait dans la tête pour le décrire. Une fragilité troublante émane de lui. S`en est presque fascinant. Un simple regard et mon monde semblent d'un instant à l'autre tellement différent. Ses cheveux noir ébène parsemée de mèches blanches effleurent avec légèreté sa peau d`une blancheur parfaite à chacun de ses pas. Il ne regarde pas autour de lui, il baisse la tête. Ses bras se serrent contre sa poitrine, comme pour se protéger de quelque chose d`inconnu. La musique dans les oreilles, les rythmes l'emportent, ça se remarque à la douceur avec laquelle ces doigts tapotent son bras. De temps à autres, ses grands yeux noisette s'ouvrent, son regard intense et charbonneux s'arrête de se perdre dans tous les sens quelques secondes et puis, sans avoir éveillé le moindre soupçon, il replonge avec volupté dans son monde à lui. C`est bizarre comme parfois certaines personnes vous touchent plus que les autres. Lui, il m`a attrapé en plein vol. La douceur de ses gestes, la maladresse de ses paroles. Sa bouche fine remue de temps en temps, fredonnant les paroles d`une chanson. Et d'un geste hypnotisant il referme de ses mains frêles toutes les pensées illusoires qui m`étaient venues en tête, resserrant l`étau de ses bras contre Lui. "Non, ne m`approchez pas."
J'aimerais avoir la prétention de me dire que mon sourire est responsable du sien.



POV Bill :

Je n'ai pas fermé l'oeil de la nuit. Hanté par les regrets et les remords, hanté par la sensation d'avoir encore une fois tout gaché, d'avoir laissé partir une personne qui semblait s'interessé à moi. Alors, j'ai beau retournée la solution dans tous les sens, je ne me vois pas aller le voir et tout lui expliquer. " Oui Tom ? Alors en faite, hier, je t'ai parlé comme une merde parce que Max me la demandée : D Sinon, la vie ? " Ha-ha. Je n'aurais jamais le courage de lui dire une phrase de la sorte, et je crois, que je n'aurais même pas la force de le regarder dans les yeux. Je me trouve vraiment pathétique devant le miroir à essayer de rendre ma tête présentable. Je sors de la salle de bain et me dirige vers le placard pour prendre mon sèche cheveux. Pendant mon cour instant en la présence de Tom je sens son regard me brûler, je le sens me dévisager, essayer de me déchiffrer. J'ai tellement envie de lui parler, d'essayer une fois de plus de plonger mon regard dans le sien, mais ces envies partent bien vite quand le souvenir des paroles de Max reviennent dans mon esprit. Alors, je m'abstient de tous gestes à son encontre et reviens, sans un regard, dans ma chère salle de bain, ma deuxième chambre. Je ferme la porte et m'adosse contre celle ci en respirant avec violence, pour me calmer des " brûlures " que le regard de Tom à causé. Mes mains tremblent, je les porte à mon visage et caressent ma bouche vierge de quelconques baisers. Je me sens seul. Complètement seul, releguer au fond de toutes vos vies. Et c'est atrocement douloureux cette sensation d'abandon. Le grincement du lit de Tom me fais sursauter et le verre à dents posé vient se casser dans l'évier blanchâtre en porcelaine. Mes mains se posent automatiquement sur mes oreilles et je ferme les yeux. J'ai toujours eu peur du bruit, ca me rapel trop de choses je crois. Un bout de verre est projeté au sol dans le choc et mon pied vient s'appuyer dessus. Un cri d'horreur sort de ma bouche à la vue du bout de verre planté profondément dans mon pied.

Bill : Haaaaa ! J'ai maaaaaal...Haaaa !

Les larmes dévalent mes joues, je ne supporte pas la douleur, ca me prend au coeur et j'ai des hauts le coeur.
Je sens ma gorge se serrée et je me traine jusqu'au toilettes pour vomir toute ma douleur et toute ma peine.


Tom : Bill ?? Bill !! Que se passe t-il ?! Biiill ! Putain Ouvre !

Tom tape à la porte de toutes ces forces, le bruits, la douleurs, les larmes, ma gorge irrités, toutes ces choses assemblées génèrent en moi de violent spasmes. Mon dos s'entrechoque au mur, mes poumons se soulèvent, mes larmes chaudes créent un constraste ave ma peau nue sur le mur glacée. Mes spasmes me secouent, Tom frappe toujours à la porte, je vois les gongs se détacher doucement. Il doit arrêter se bruit, arrete ! Tom ! Arrete ! Je t'en supplie !
Je pose avec force mes mains sur mes oreilles puis décide dans un élan de courage ou de stupidité de me trainer avec peine jusqu'à la poignée de la porte. Mes genoux se brûlent sur le carrelage, mais j'arrive finalement à dévérouillé la porte et à tourner la poignée. Les coups de Tom contre la porte ouvrent violement la porte et la fait s'écrasé de tout son poid contre le mur. C'est affreux, se bruit sourd retentie jusqu'à mes oreilles et dans un ultime effort je hurle ..

Bill : Stooooooooooooooooooooooooooooooop !!

Mes pleures s'intensifient et je vois Tom se jeter sur moi pour me voir. Je sens ses bras m'entourer avec forces comme si il avait peur que je m'envole. Il me chuchote multiples mots doux " Ca va aller " " Je suis là Bill " " Je vais t'aider, shhhh, je suis là ". Sa voix m'apaise mais pas assez pour me faire oublier la vive douleur présente dans mon pied gauche. Mes mains entourent ma cheville, mes ongles rentrent dans ma peau.


Tom : Bill ! Bill, calme toi, je vais t'aider. Shhht, calme toi je suis là.

Ma main est remplacé par celle de Tom, qui regarde en même temps l'état de mon pied. J'ai mal ... Encore une fois, j'ai mal ... Quand cela cessera t-il ?

POV Tom :

Un hurlement aigue retentit, le hurlement de Bill. Ni une ni deux, je me précipite à la porte de la salle de bain et voyant qu'elle est verouillé, je frappe de toute mes forces contre cette putain de porte avec l'espoir qu'elle va ceder. Après plusieurs coups et des phalenges en mauvais étât, j'entend le bruit du verrou tournée dans l'autre sens et la poignée s'abaisser. J'entre à une vitesse folle dans la salle de bain et une vision d'horreur me parvient. Bill est contre le mur, secoué par des spasmes, le pied en sang, enfoncant ses ongles jusqu'au sang pour tenir sa cheville. Ces yeux sont dans un sale état, je le prend dans mes bras et lui chuchote que tout va très bien se passer. Je sens ses sanglots se calmer, mais la douleur est trop forte pour être calmé par ma simple présence. Je retire les ongles de Bill de sa cheville et remplace sa main par la mienne. Mon autre main vient se loger dans ses cheveux et les caresse doucement. La tête de Bill part en arrière et vient se poser dans le creux de mon coup. Son parfum de vanille envahis mes narines. J'attrape avec difficulté le désinfectant posé dans le placard à pharmacie. Je regarde rapidement la bouteille et remarque intantanément qu'il n'y a que de l'alcool à 90°.
J'attrape la tête de Bill entre mes mains et lui demande :

Tom : Bill, Bill regarde moi. Voilà, calme toi. Il n'y a que de l'alcool à 90° dans la salle de bain ?


Mais sa tête repart vite en arrière et Bill ne semble pas vouloir me répondre.

Tom : Bill c'est important ! Je dois savoir si il n'y a que ça pour te soigner ! Bill s'il te plait, réponds moi !
Bill : O...Oui.
Tom : Ecoute moi Bill, je dois desinfecter ta blessure pour pouvoir après oter le bout de verre. Je n'ai pas d'autre choix que l'alcool, alors Bill, tu vas être très courageux d'accord ? Parle moi de....heu ... tes vacances ! Oui, où es tu déjà parti ? Parle moi Bill...
Bill : J-je suis parti ... En Ecosse ...
Tom : C'étais bien là-bas ?
Bill : Oui, c'était très beau. Et même qu'il y avait de gros elephants dans le zoo que j'ai visité...

Bill continue son récit pendant que moi, je m'active à mettre de l'alcool sur un coton. Je demande à Bill toutes sorte d'informations sur son voyage, dans l'espoir qu'il ne se concentre pas sur la prochaine douleur qu'il va ressentir. Sa voix est enjouée, me raconter son voyage à l'air de vraiment lui faire plaisir. Doucement, j'approche le coton de sa blessure et le pose. La réaction de Bill se fait sentir sans attendre. Il pousse un énorme cri et remue maintenant dans tous les sens.

Bill : LACHE MOI !! LACHE MOI J'AI MAL !! Aïiiiiie !

Tom : Bill, je n'ai pas le choix. Tu m'entends ? Je n'ai PAS LE CHOIX ! Je DOIS desinfecter. Alors calme toi Bill, ça sera vite fini.

Je tiens fermement Bill pendant que je nettoie sa plaie, puis souffle doucement dessus pour attenuer la douleur, ce qui semble marcher. Les muscles de Bill se détendent peu à peu et ses sanglots se calment. Je tire les cheveux de Bill pour l'occuper à autre chose pendant que j'enlève le bout de verre. Il pleure une nouvelle fois, je le comprend, c'est atroce cette douleur, et le voir dans cet état me fais tellement mal...
Une fois le bout de verre oter, je le serre très fort contre moi...M'enivrant de toute son odeur ....


POV Bill :

La douleur me submerge. Tom s'occupe de désinfecter ma plaie ce qui m'arrache un cri de douleur. Puis, je sens mes cheveux tirés, ce qui m'enlève de la pensée cet affreux bout de verre, que, quelques secondes plus tard, j'apperçois dans les mains de Tom. Malgré tout, un sourire se dessine sur pmes lèvres, Tom est un champion ... Mes spasmes ont maintenant disparus, mes sanglots se sont calmés, et je profite des bras protecteurs de Tom pour me laisser aller. Il carresse mes cheveux avec lenteur, tendresse et tout ce que vous voulez. Après quelques minutes, je sens son étreinte se desserer et je commence à paniquer.

Tom : Chhhut, je vais juste attraper un bandage. Je reviens Bill, je reviens.

Sa voix est douce et posée, son pouce caresse mon bras. Puis, il se lève en direction de la chambre, sort de la salle de bain et je l'entend fouiller dans son sac. A peine 30 secondes après, je le revois debarquer avec la grosse artillerie. Bandage, compresses, pansements ... Tout est reunis pour une blessure de guerre. Je rigole interieurement de ma remarque et Tom revient me prendre dans ses bras. Il attrape les compresses, les poses sur ma blessure, la nettoie et ensuite pose soigneusement un bandage remontant jusqu'à ma cuisse. Ses gestes doux m'apportent quelques frissons. Personne n'a jamais été comme ça avec moi ... Ca fait tellement de bien ... Un soupir de soulagement sort de ma bouche, et Tom rigole.

Tom : Voilà, c'est bon Bill. Fais attention en te levant, mais ca devrait aller.

Je m'appuie sur son épaule et me lève. Mon visage se crispe mais la douleur disparait bien vite. Je me regarde dans le miroir et mes yeux s'embuent de larmes. J'ai tellement peur que toutes les attentions de Tom ne soient qu'éphémères. Je le vois me regarder et je détourne la tête. Il s'approche de moi et se met à côté de moi, nous sommes tout les deux devant le miroir. J'ouvre la bouche pour dire quelque chose puis la referme bien vite m'appercevant que je ne sais quoi dire...Je souffle tout de même un Merci qui le fais sourire et baisse la tête.
Les paroles de Max me reviennent en tête, mais je me bat contre elle. Je me bat parce que je sais, je suis même sur, que Tom peut m'apporter quelque chose...


Bill : T-tom Je...Tu sais pour la dernière fois je...
Tom : Chut. Je sais ce que tu as dis, je l'ai très bien compris. Et je crois que tu as raison, on ne se connait pas et je n'ai pas a m'inviter comme ça dans ta vie.

J'ai la bouche grand ouverte, j'ai mal. Prétendrait-il que je ne compte pas pour lui ?
Il me sourit tristement, me caresse le dos et part en fermant la porte de la salle de bain ...
Chère lame, me revoilà. Je me laisse glisser contre le mur, ma boite Naf naf à la main ....



La suite est enfin là ! Et j'en ai bavée pour la faire ! Alors j'espère vraiment qu'elle va vous plaire !
Vos impressions ?
Avez vous aimé la description de Bill ?
100 commentaires en plus des 226 ? (A) Merci à Louna pour son aide, on a vraiment galérée ;D
Bisous à toutes et merci !

Chapitre non corrigé ! Mais où sont les commentaires ? C'est mort ! xD



Love-And-Judgement

# Posté le samedi 14 juin 2008 06:29

Modifié le vendredi 08 août 2008 12:59

:: Kapitel Drei ::

SUITE ::

Le lendemain matin ...

POV Tom :

Encore un jour se lève sur ma chambre ... vide. La couleur de mes yeux se dévoile aux rayons du soleil. Mes membres s'étirent en étoile, pendant que ma bouche crache un drôle de bruit. La bouche pateuse, les yeux endromis et l'esprit perturbé par les évènements d'hier, je constate inévitable la non présence de Bill dans son lit ... Il a du dormir dans la salle de bain ... je suppose. Et si il lui était arrivé malheur ? Non, je dois chasser ce côté protecteur qui se forme dans mon coeur. Ses paroles ont été claires... Oui ... très claires. Je me lève et manque de me ramasser au sol par la faute d'une feuille de papier poser pile a l'endroit où le sol accueilli mes deux pieds. Mettre un pied devant l'autre ... Oui, c'est ça, un pied devant l'autre. Je suis devant la porte de la salle de bain, une nausée me prends à la gorge, je pose de vitesse mes mains contre ma bouche. Ce sentment ... c'est lui. Je le reconnais. Celui qui m'a pris quand j'étais devant la porte de la chambre pour la première fois ... La première fois que j'ai vu Bill, son premier sourire, ses premières larmes ... A peine quelques jours, et déjà, je sens que ma vie a pris un tournant à 90°. Je tourne la poignée de la porte menant à la salle de bain mais le verrou semble avoir été mis. Je toque. .. Une fois, deux fois, trois fois .. Je m'apprête à défoncer, une fois de plus, la porte quand ... je vois devant moi, un Bill tout endormis.

Bill : Mhhh ? Tom ? Ha heu .. désolé, j'ai dormis dans la salle de bain. Tu ... tu vas bien ?

Mes yeux s'ouvrent grands, presque aussi gros qu'un pastesque quand la vision du sang séché sur le bras de Bill m'apparait.

Bill : Tom ? Ca va ?

Je prends avec une infinie douceur le poignet de Bill et effleure de mon doigt sa blessure. Ses doigts se mettent à trembler, il détourne les yeux, et le rouge lui monte aux joues comme les larmes lui monte aux yeux. En moi, je fulmine. J'ai envie de lui hurler dessus, de lui crier tout le mal qu'il me fait par ce geste, de lui prouver que la vie n'est pas que deception et desillusions et qu'il y a pleins de gens qui l'aime. Mais j'imagine la scène ... Il va mal et moi, je serais là, à lui hurler dessus. Non. Je refoule a l'interieur de moi-même tout ce bordel de sentiment et me contente de continuer à effleurer sa blessure.

Tom : Bill ...


Des sanglots me parviennent aux oreilles, quelques larmes ravalées, pour une douleur suplémentaire...

Tom : Pourquoi Bill ? Pourquoi tu te fais tu ça ? ... Je ... J'aimerais tellement t'aider...Tu sais je ...

Bill : Arrete Tom ! Pitié arrête ... Je m'en veux, je m'en veux tellement ...

Son corps se colle au mien soudainement. Complètement désarmé face à son état, à cette soudaine proximité, je me retrouve là. Au milieu d'une salle de bain, les yeux ouvert, la bouche de même avec contre moi Bill ... Bill, celui qui n'osait pas m'approcher il y a peu, qui m'a cracher à la figure qu'il ne voulait plus de moi dans sa vie. Je passe mes mains dans son dos pour essayer, en vain, de calmer ses sanglots qui se transforment bientôt en spasmes.

Tom : Tu t'en veux pour quoi Bill ? Explique moi ...
Bill : Pour tout ! Pour TOUT. Toutes les paroles que je t'ai dites ... Je ... Je n'en pensais pas un mot, mais je n'avais pas le choix.

Tom : Nous avons toujours le choix ...
Bill : Pas MOi ! Je ne l'ai JAMAiS EU ! JA-MAiS. Et cette fois ci, la roue n'a pas tourné. C'est ... C'est Max, qui m'a demandé de te dire toutes ces horreurs ...

Mon coeur loupe un battement, puis s'accelère à une vitesse phénoménale. Alors, il ne le pensait pas ? Alors, tout ceci n'était qu'une simple comédie ? Un sourire se déssine en coin sur mon visage mais s'éfface bien vite quand je revois les larmes noires de Bill ..

Bill : Et puis je ... Quand j'étais petit tu sais, je n'étais pas comme ça c'est que ...

Je refuse qu'il continue. Je refuse qu'il me dévoile tout. Pas maintenant. Pas dans ces circonstances. Quand j'aurais le mérite de l'avoir fait venir dans mes bras tout sourire, pour qu'il me raconte son histoire, là, et seulement là, je le laisserais continuer. Je pose mon doigt sur sa bouche, en soufflant un " Chuuuut, pas maintenant ". Il me regarde sans comprendre et je lui fais un sourire qui ce veut rassurant. Sa tête se niche dans mon cou alors que je respire son odeur à pleins poumons. Je me détache doucement de lui, en posant ma main contre son torse pour le faire reculer, un frisson me traverse le corps de haut en bas. Je l'observe. Ses yeux brillent par les larmes, de grosses trainées de mascara et de crayon sont présente sur ses joues rosé... J'ouvre la bouche pour lui demander des explications par rapport à Max mais il prend les devant.

Bill : Quand nous étions en sport il a ... heum...

Il se détache encore plus de moi, et commence son récit en tournant dans la salle de bain comme un lion en cage, se tenant le poignet et en se mordant les joues pour eviter aux larmes de revenir gaché son beau visage.

Bill : Je... j'étais contre l'arbre du stade, tu sais, le grand chêne.

Je mime oui de la tête et il continue.

Bill : Ils sont venus m'embeter... Il m'a demandé si je voulais qu'il me frappe, j'ai ... j'ai répondu Non . Et finalement, j'aurais peut-être du dire oui ... Il m'a dit que ... que si je voulait pas qu'il ne frappe il fallait que je fasse quelque chose pour lui. Je devais couper les ponts avec toi, ne plus t'adresser la parole, te blesser, je pense. Et ... et j'ai obeis .. Je suis ... ( Et dans un dernier souffle ) désolé..

Quel connard... Non, pas Bill, Max. Putain, si je le croise, je jure devant Dieu que je lui met mon poing dans la tête... La rage doit être visible sur mon visage, parce que Bill me regarde effrayé. Je m'avance vers lui, il recule.

Tom : Je ... Je ne t'en veux pas Bill... Dans toutes tes paroles, certaines étaient vrai. Je n'ai pas a m'inviter comme ça dans ta vie ... Pardonne moi...


8 heures plus tard ..

POV Bill :

Je suis plus ou moins soulagé de ma révélation. Mais encore sous le choc des evenements de ces derniers jours... La nuit prends peu à peu le contrôle sur le jours. Je suis dans le parc du centre, une cigarette à la main. Oui, moi, cette petite chose fragile et faible, fume. Sans même m'étouffer. Tom est derrière moi, il me surveille de près, essayant de se faire discret. Je me couche sur un des banc, et regarde avec tout l'émerveillement possible les étoiles briller dans le ciel. Une larme coule contre ma joue, innoncente, solitaire, mais révélatrice...


Flash back :

Bill : Papa ! Maman ! Et si on allait regarder les étoiles dans le parc aux nanimaux ?
Papa Bill : D'accord fiston ! Chériiiiiiiiiiiiie ?
Maman Bill : Ouiiiiiii j'ariiiiiiive.

Les deux parents prennent la main de leur progéniture, une étincelle protectrice dans les yeux, et tout l'amour du monde dans le coeur. Un petit enfant, le sourire aux lèvres, avance a cloche pied sur le chemin du " parc étoilé " comme il l'appelle.

Bill : Papaa ! Maman ! Je peux faire " un, deux, trois, saute " ?
Les parents : Ok. Viens là chéri.

Les parents réattrapent leur fils dans leur deux mains respective et le soulève Une fois, deux fois, puis une troisième fois bien plus haut sous un cri de joie d'une innoncence encore intact.


Fin Flash Back

Tant de souvenirs ... Tant de joie. Rien que la nuit, sous un ciel étoilé, je les revois encore. Merde, pourquoi tout c'est écroulé hein ? Pourquoi il a fallut qu'il se passe ça ? Je renifle, et essuie d'un revers de main cette putain de larme. Je sens une présence derrière moi. Je détourne la tête et Tom est là. Les yeux brillant, la main tendu vers ma personne.

Tom : On rentre Bill ?
Bill : Oui ...

Dehors, il fait nuit, totalement nuit. Il est tard, la terre à déjà fait le tour. Mais vous savez ca fait longtemps que je patiente jusqu'au jour où j'aurais le courage de revenir sous un ciel étoilé. Le vent est froid, ici, tout est froid. J'attrape la main de Tom pour me relever et marche quelques mètre derrière. M'imprimer de ces instants de liberté, où me rappeller est mon droit et mon devoir le plus précieux.
Les portes battantes du centre s'ouvrent devant moi.

Quelques dizaine de minutes plus tard ...

Et c'est un nouveau jour qui s'éteint, laissant place à une nuit calme... Et a un prochain jour.


10 jours plus tard ...

POV Tom :

Ces 10 jours sont passés à une vitesse folle malgré la routine qui s'installe. L'hiver approche, c'est a fin d'un automne calamiteux. Le gèle fait ses premières apparitions, et Bill ses premiers rapprochement. Je crois, que ces dix jours ont été formidable. Pourquoi ? Parce que Max cest fait virer .... temporairement et que Bill à plus d'assurance que jamais. Il sourit, oui, enfin. Un sourire pur, sincère. Le genre de sourire qui vous éblouit. Mais ces dix jours ont été aussi les jours les plus flous de mon excistence ... Cela fait deux mois que je suis au centre, que je connais Bill .... Un mois que je m'interroge sur ma relation avec Bill ... Aujourd'hui, nous sommes vendredi. Je rentre voir ma famille pour le week end. Bill, lui, reste ici. Et bon Dieu que ca me fait mal de le laisser ici tout seul...

Bill : Toooooom ! T'aurais pas pris mon mascara dans ton sac par hasard ?

Je prends ma trousse de toilette et constate effectivement que son mascara c'est égaré avec ma brosse à dents. Je m'avance vers lui tout sourire et lui donne dans la main.

Bill : Haha ! Tu croyais me le voler ... ( En s'adressant à son mascara ) t'inquiètes pas mon petit, c'est finit, il ne te fera jamais de mal, promis.
Tom : ( plié de rire ) Hey Bill, fais toi soigner !

Il me lance un regard noir et me tourne le dos pour appliquer son précieux pinceau noir. Un terrible ultra son me parvient aux oreilles, m'obligeant à fermer les yeux et a plaquer mes mains sur mes oreilles quand j'entends...


Voix Off : Heu heu ... excusez moi pour ce petit soucis technique qui vient de vous exploser les tympans. Tous les élèves qui embarquent dans la navette 303 direction la gare de Maheïburg doivent se présenter devant les portes dans 5 minutes. Merci à tous.

Je soupire, et entre dans la salle de bain. Bill me regarde, une pointe de tristesse dans le regard. Je lui ouvre les bras, et il vient s'y loger desuite. Deux jours .... Deux jours sans son sourire, sans ses larmes, sans son rire cristallin, sans sa mauvaise humeur du matin ...

Tom : Je ... je vais y aller Bill. Je te dis à dans deux jours ?

Bill : ....
Tom : Allez Bill, ca va aller ! Tu as bien vécu des années sans moi ici !
Bill : ....C'est pas pareil. Je ... Non rien. Bon week end Tom, à dans deux jours !

Je l'embrasse sur les cheveux, attrape ma valise et ouvre la porte, me retournant une dernière fois sur un Bill, appuyé contre le mur.

POV Bill :

Mon regard se voile quelques minutes au moment où ses jambes franchissent le seuil de la porte. Il est partit ... Deux jours sans lui, sans l'odeur de son gel douche, sans l'aura protectrice qu'il dégage, sans sa douceur dans la voix quand il me parle, sans son rire franc, sans sa volonté de vivre ... Je me gifle interieurement de penser de telles choses. Tom est .... quelqu'un de vraiment extraordinaire, vraiment. Quelqu'un de tellement ... bien. Une personne franche, droite, honnête. Quelquu'n à qui tu t'attaches et qui se loges en toi comme une drogue. Deux mois que je le connais, et je souris aujourd'hui grâce à lui. Je ... je crois que j'ai peur de m'avouer certaines choses.
Alors que je suis plongée dans mes pensées, mon GSM me fait revenir à la réalité en vibrant fortement dans sur ma fesse gauche. Je l'attrape et regarde l'écran illuminé. " Un nouveau message reçu. Tom. 21h51. " Mon regard s'emplit d'une joie phénoménal et mes doigts tapent sur le clavier à toute vitesse pour ouvrir le plus vite possible son message..


" Hey ... Voilà, je suis partit. Tu me manques déjà ... Je sais que ca ne se fait pas de dire ça, mais c'est pourtant vrai, tu me manques. Hâte de te revoir Bill. Bon week end, je pense à toi. Tom. "

Je manque de mourir asphyquesié par ma coupure de souffle en lisant ces quelques mots. " Tu me manques déjà " ... Cette phrase s'écrit en gros, en gras, en travers dans ma tête ...

POV Tom :

La navette s'arrete devant la gare et je suis immédiatement plongé dans un bain de foule. Tout ceci est bien loin de tout le calme et de toute la sereinité qui me transporte quand je suis avec Bill. Je fais composté mon billet, receptionne ma valise et me dirige vers mon train qui me rammènera à Ruppichteroth, là où j'ai laissé ma famille, là où je retrouverais Georg, entre autre.

Elipse, Ruppichteroth, 1heure et demi plus tard.

Une bonne femme hurle dans le microphone que nous sommes arrivés à destination. Je souris à l'idée de retrouvé mes repères si longtemps laissé. Je dis aurevoir au stuart et descend du train, mes valises à la main. Je relève la tête et balaye le monde devant moi à la recherche de Georg. Je sens une main se poser avec insistance sur mon épaule. Je tourne la tête et je vois mon meilleur ami, là, devant moi, un énorme sourire déssiné sur les lèvres.

Tom : Geoooooooooooog !!!!
Georg : Mon frèèèèèèèèèère ! Putain de merde ! C'est bon de te retrouver !

On se sert de toutes nos forces dans nos bras. L'atmosphère est légère, et la joie des retrouvailles est palpable. Nous discutons de tout et de rien sur le trajet de chez moi.

Georg : Alors ? Comment c'est là-bas ?


Je réfléchis quelques instants à mes impressions sur le centre, puis regarde Georg, les yeux sur la route.

Tom : C'est ... différent de chez nous. La mentalité des gens est différentes. Mais le centre lui-même est plutôt pas mal, malgré les cons qu'il y a. Certaines personnes sont géniales ... vraiment.

Mon esprit s'attarde sur l'image de Bill. Oui, des personnes géniales ....
La voiture s'arrête devant une maison à la facade rosé, aux buissons taillés et à l'allée dégagée. MA maison. Mon coeur loupe un battement quand j'appercois ma mère sur le pas de la porte, les larmes aux yeux. J'ouvre la porte, et cours serrer ma mère dans mes bras. Et oui .... Je l'aime ma mère. Je l'aime tellement ... Je l'entends pleurer dans mes bras, en chuchotant des " Mon Tom, Mon Tom, tu es revenu ... ".

Tom : Oui Maman, je suis là ....

Maman Tom : Ho Mon Dieu, si tu savais comme tu m'as manqué mon Tom ... Si tu savais.

Pour toute réponse je me contente de la serrer un peu plus dans mes bras.
La soirée passe vite. Les retrouvailles avec mes proches comblent l'absence de Bill à mes côtés, et c'est le coeur léger que je raconte ma nouvelle vie. Les questions pleuvent, les sourires sont visibles sur toutes les têtes. C'est vrai qu'ils m'avaient tous manqué .... vraiment tous. Nos rires s'entendent jusqu'au quartier voisin, mais on s'en fout, nous profitons de ces quelques étreintes chaleureuses.
C'est vers 2h du matin que les lumières s'éteignent. Sauf celle de ma chambre, bien entendu.
Alors me voilà, moi, dans ma chambre, étalé sur mon lit en compagnie de Georg.


Georg : Alors, les meufs là-bas ?
Tom : Justement Georg ... J'ai une histoire à te raconter.
Georg : Ha ouais ? Vas y je t'écoute.

J'inspire profondément, et ferme les yeux avant de commencer ...

Tom : Il était une fois, le plus beau des anges déchus ....



Tadaaam. Suite ! J'espère que ca vous plait.
Je suis vraiment désolée pour toute cette attente ! Je pense reposter une suite dans le week end pour me faire pardonner. Gros bisous à toutes et laissé moi vos impressions ! =)
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Ps : Chapitre non corrigé.

Edit du 17/10 :

Salut les filles !
J'ai des ENORMES soucis avec internet ! Là, je suis chez ma voisine --'.
J'ai plus de téléphone et donc plus internet pour encore très longtemps, on attend une nouvelle NeufBox. D'ailleurs, c'est bien pourri : )
Je fais ce que je peux pour écrire la suite dès que j'ai un ordi sous la main.
Bisous, a bientôt ( L )

# Posté le mercredi 30 juillet 2008 08:45

Modifié le vendredi 17 octobre 2008 11:53